mardi 15 juillet 2014

Quelques informations historiques du pays !





          POINT HISTOIRE






1. Longue période d’expansion et de grandeur (VI-XVIème siècle)
Les anciens voyageurs hindous, arabes et chinois parlaient avec admiration de ce pays doré, couvert de monuments magnifiques, de trésors emplis de pierreries, d’objets sculptés dans l’ivoire ou le cristal, de ces apsaras, les danseuses célestes, évoluant sous les porches ombragés de cité royale.
Vers la première moitié du XIIIème siècle, l’empire khmer connaît l’apogée de sa puissance et de sa splendeur. Il s’étend alors sur une grande partie du Siam, sur le Sud Laos, vers les royaumes du Champa (le Centre du Vietnam) et la Cochinchine (l’actuel delta du Mékong et les provinces le bordant).
C’est durant cette période, et plus particulièrement au XIIème siècle, sous le règne de Javaryaman VII, que les architectes et bâtisseurs khmers conçoivent et édifient Angkor.
-Influence de l’inde
-Alternance bouddhisme hindouisme
- Construction de sambor prei kuk temple représentatif de l’architecture pré angkorienne 
- Outre le fait qu'ils ont été de grands bâtisseurs d'édifices religieux, les Rois Khmers ont donc été de grands guerriers, mais aussi de grands bâtisseurs d'ouvrages hydrauliques agricoles, cherchant par tous les moyens à maîtriser la gestion de l'eau, source de richesse.
- Irrigation des terres prés d’angkor permettent 3 a 4 récolte par an.
2. Période de décadence (du XVIème au XIXème siècle)
Sans cesse déchiré par des conflits fratricides entre héritiers du trône (souvent alliés à des forces extérieures), le pays est en proie à des invasions étrangères provenant du Siam, des royaumes chams et du Dai Viêt. Selon G.H MONOD, la situation du Cambodge va en s’aggravant : son territoire arraché par morceaux, sa population décimée, ses villes somptueuses saccagées et envahies par la forêt, jusqu’à ce que le roi Norodom, en 1863, mit son pays sous la protection de la France.
3. Période de colonisation française (1863 – 1954)
La France établit donc son protectorat en 1863. Cependant, le Roi Norodom se mit à douter du bien fondé de ce protectorat et chercha à se placer de nouveau sous la tutelle du Siam en 1867. C'est alors que la France occupa militairement le Cambodge.L’arrivée des Français et la mise sous protectorat mettent fin à la décadence du Cambodge. Durant cette période, de nombreux territoires occupés par le Siam sont restitués aux Cambodgiens : Stung-Treng, Mlou-Prei, Battambang, Sisophon, Siem Reap etc.
Il y avait toujours, cependant, des Rois au Cambodge, comme par exemple le deuxième fils d'Ang Duong, Norodom, qui prit le pouvoir à la fin des années 1870. Le pouvoir du Roi devint cependant symbolique puisqu'en juin 1884, tous les pouvoirs furent symboliquement transférés au "Résident supérieur français" par un traité imposé par le Gouverneur de Cochinchine.

Mais ce qui porta le plus atteinte au Cambodge fut la création, en 1887, de l'Union Indochinoise, qui créait donc un statut d' "Indochinois", faisant l'amalgame entre les Cambodgiens, les Laotiens, et les Vietnamiens majoritaires. Cette Union Indochinoise comprenait  cinq pays : le Cambodge, le Laos, la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin.
Cependant, même si les enfants indochinois recevaient la même formation et obtenaient les mêmes diplômes que les enfants de colons, on leur refusait l'égalité de statut et de traitement avec la minorité européenne.
A partir de mars 1970, après le renversement de Norodom Sihanouk par le coup d'état militaire du 18 mars, le Cambodge devint un allié des Etats Unis. Le coup d'état fut organisé par Lon Nol, et Sarik Matak, un cousin de Sihanouk, qui dut partir se réfugier à Pékin. 
Commença alors une guerre civile entre les forces de Lon Nol, soutenues par les forces américaines, et la guérilla Khmer rouge qui continuait de mobiliser la population contre le régime de Phnom Penh.
La guerre civile fit plus de 600 000 morts.
Durant l'évacuation, la population fut contrainte de marcher de longs jours, souvent sans eau, sous un soleil de plomb. En pleine saison sèche, avril est en effet le mois le plus chaud au Cambodge. Même les personnes âgées, et les malades et blessés, sortis de force des hôpitaux, furent obligés de marcher sur les routes, ou furent portés par ceux qui en avaient la force. De nombreuses personnes périrent sur les routes de l'exode.
Au cours des quatre années qui suivirent, les campagnes furent transformées en gigantesques camps de travail forcé, véritables "champs de la mort" où périrent des milliers de Cambodgiens épuisés, totalement affamés, malades ou exécutés par des soldats Khmers rouges, qui étaient parfois de très jeunes adolescents d'à peine douze ans.
Petit à petit, la répression et les privations touchèrent également le peuple ancien, puis les purges débutèrent dans les rangs des Khmers rouges. 
Durant la journée, hommes, femmes et enfants travaillaient très dur dans les champs, ou bien à la construction de barrages et de digues. Le soir, tout le monde était convoqué pour des séances d'autocritique et des grandes réunions de propagande interminables, durant lesquelles des soldats Khmers rouges, souvent analphabètes, assénaient à la population un discours révolutionnaire composé de formules toutes faites, apprises par coeur, et de slogans que les gens devaient répéter en criant, le poing levé.
Les Khmers rouges continuaient néanmoins leur combat, instaurant une grande insécurité dans le pays, mais ne parvenant pas à reprendre le pouvoir.
Un accord fut finalement trouvé le 28 août 1990, il fut signé le 23 octobre 1991, et l'ONU fut envoyé en 1991 au Cambodge en attendant les élections qui furent organisées en 1992. Les Khmers rouges, qui contrôlaient encore par les armes une partie du pays, et qui avaient monté leur propre économie dans les régions qu'ils contrôlaient, appelèrent la population à boycotter ces élections
Il y avait encore tant de problèmes à cette époque au Cambodge que la mission de l'ONU faillit être un échec retentissant. Son efficacité fut de plus très contestée, et sa bonne foi également mise en doute par certains. Beaucoup de personnes reprochèrent en effet aux forces onusiennes d'avoir manqué de fermeté face aux Khmers rouges, qui perpétraient encore des attentats
La lutte armée des Khmers rouges continuait donc, et le site d'Angkor dut être fermé aux touristes à plusieurs reprises pour cause d'insécurité. De jeunes touristes furent d'ailleurs attaqués dans un train, pris en otage puis tués en juillet 1994.


Cependant, ce protectorat se mua rapidement en administration directe.
C'était donc au tour des Français de soutenir telle ou telle branche royale, de tirer les ficelles. Durant cette période, l'administration fut réorganisée, des routes construites. Le centre économique était Saïgon, et les rênes du commerce étaient tenues par les immigrants Chinois qui, de tous temps, étaient venus s'installer dans le Royaume Khmer, et qui étaient particulièrement nombreux sous le protectorat français, au point que l'on décrivait parfois le Cambodge comme "une colonie chinoise, administrée par les Français".
Le régime colonial fut très dur. Les inssurections n'y changèrent rien, pas plus que la venue en France, en 1900, du fils aîné de Norodom, Yukanthor, qui tenta en vain de plaider la cause de son pays.
Au niveau de l'enseignement, les premières années furent dominées par la tentative d'assimilation forcée des petits Indochinois, c'est à dire les transformer en petits Français, mais devant la résistance de la population, l'administration coloniale fut obligée de trouver un compromis, et trouva l'idée "d'enseignement franco-indigène", censé tenir mieux compte de la culture et de la mentalité propre aux pays colonisés. 
La première guerre mondiale confirma pour les Français l'importance de l'Indochine du fait de la contribution de l'empire colonial à l'effort de guerre. La deuxième guerre mondiale fut déterminante pour l'avenir de l'Indochine Française. Le Japon profita en effet de la défaite française de juin 1940 pour s'emparer de la région.
Une fois les Japonais partis, les Français reprirent donc pied au Cambodge, tout en laissant de plus en plus de pouvoir au gouvernement cambodgien. En Mars 1945, appuyé par les Japonais, Le Roi Norodom Sihanouk proclama l'indépendance de son pays, indépendance qui ne sera pourtant reconnue par personne.

Après la deuxième guerre mondiale, sous l’effet conjugué de la montée en puissance du nationalisme au Cambodge et de la défaite française en Indochine, l’indépendance du Cambodge est officiellement reconnue en 1954.
4. Période chaotique (1954 – 1990)
L'indépendance totale fut finalement accordée en 1954, et la monarchie restaurée.
Au Cambodge, au début des années 60, le pays connaissait une paix relative, tout en entretenant des relations tendues avec le Vietnam, en raison des incursions régulières sur le territoire cambodgien des Vietnamiens, tant communistes que sudistes.
A l'intérieur du Cambodge, une guérilla communiste, opposée à Norodom Sihanouk, commença de se former et devint de plus en plus active. Cela eut pour conséquence, à partir du milieu de l'année 1969, la décision américaine de bombarder le Cambodge, pour tenter de réprimer les Khmers rouges. La piste ho chi minh passais par lecambodge. Tout d'abord, les bombardements eurent donc lieu à l'est du pays, puis petit à petit une bonne partie des régions rurales fut touchée. Une quantité incroyable de bombes furent déversées sur le Cambodge en l'espace de seulement trois ans, plus de bombes que n'en avaient lâchées les Américains durant toute la seconde guerre mondiale, peut-on lire.
La population était déçue par le gouvernement de Lon Nol, impatiente de voir la situation s'améliorer, et lassée de cette guerre. Le nombre des partisans des Khmers rouges augmenta donc. Les régions qui passaient sous leur contrôle étaient appelées les "régions libérées".
Finalement, le 17 avril 1975, après le départ définitif des Américains, les Khmers rouges victorieux entrèrent dans Phnom Penh sous les acclamations de la foule (et l'approbation de certains intellectuels français). Ils furent en effet accueillis en libérateurs par une population qui était loin de se douter de ce qui l'attendait...

Lors de l'évacuation, des familles entières furent d'ores et déjà séparées : il suffisait qu'un des membres de la famille se trouve justement hors de chez lui au moment du début de l'évacuation pour qu'il lui soit interdit de rentrer chercher ses proches. Des parents perdirent ainsi leurs enfants. Lors de la prise de Phnom Penh, de nombreuses personnes qui refusaient d'abandonner leurs maisons ou qui tentaient d'y retourner pour aller rechercher un proche furent abattues sur place. 
Tout le monde fut envoyé à la campagne. Le modèle de la "révolution" cambodgienne était la Chine maoiste. Mao avait envoyé les Chinois travailler aux champs, Pol Pot, surnommé "Frère numéro 1", faisait de même. Il voulait même pousser encore plus loin que ne l'avaient fait les Chinois la révolution cambodgienne, qui fut qualifiée plus tard d'ultra-maoïste.
Les premiers à payer de leur vie la folie meurtrière des Khmers rouges furent les habitants des villes, notamment tous ceux qui, pour une raison ou une autre, étaient soupçonnés ou accusés d'être pro-Américains. Il ne faisait pas bon être intellectuel, professeur, médecin ou employé de l'ancien gouvernement ! Parler une langue étrangère, ou tout simplement porter des lunettes (le symbole de l'intellectuel) signait souvent votre arrêt de mort. Avoir la peau claire, et non foncée comme celle des paysans, pouvait également causer votre perte. Porter une montre était interdit. Les livres, ainsi que toutes les formes d'écrits (Pin Yathay, un intellectuel rescapé, cite notamment la carte grise de sa voiture, qui provoqua la fureur d'un soldat Khmer rouge) étaient considérés comme de la pensée impérialiste. Il ne fallait surtout pas montrer que l'on savait lire, ou que l'on était éduqué de quelque façon que ce soit. 
Ces enfants soldat avaient droit de vie ou de mort sur les gens qu’ils commandaient. Il éxistait également des camps d'entraînement militaire réservés aux enfants. Ils y apprenaient le maniement des armes (rateaux, faucilles, machettes, fusils, marteaux...) et étaient mentalement préparés à combattre les Vietnamiens, ennemis traditionnels des Khmers.
Véritable khermes=peuple des anciens= paysans
Au tout début du régime Khmer rouge, ce fut seulement le peuple nouveau qui trinqua. Certains s'inventaient des origines paysannes ou se faisaient cramer au soleil pour noircir leur peau et ainsi essayer de survivre un peu plus longtemps.
En 1979, l’arrivée des troupes vietnamienne au Cambodge permet de cesser le génocide et de stabiliser le pays. Au début de la décennie 1990, les troupes vietnamiennes se retirent du Cambodge, et sous l’égide de l’APRONUC (Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge), le royaume passe à une nouvelle période de paix, de reconstruction et de démocratisation.
Les Khmers rouges firent également de nombreuses incursions en territoire vietnamien, ce qui poussa plus encore les Vietnamiens à réagir. En décembre 1978, les forces vietnamiennes envahirent le Cambodge, et en janvier 1979, prirent la capitale, mettant un terme au régime sanguinaire de Pol Pot. Le Vietnam ne retira ses troupes du Cambodge qu'en 1989.
Suite à l'invasion du Cambodge par les Vietnamiens, et la chute du régime Khmer rouge qui en résulta, Hanoï installa un nouveau gouvernement à Phnom Penh. Le Cambodge prit alors le nom de "République Populaire du Kampuchea".
A partir de 1979, la communaité international commença à envoyer de l’aide aux cambodge.
Du 30 juillet au 30 août 1989, les représentants de dix-huit pays, ainsi que le Secrétaire Général des Nations Unies, se rencontrèrent à Paris, afin de discuter ensemble de l'avenir du Cambodge après le départ des troupes vietnamiennes. Il s'agissait d'empêcher le retour des Khmers rouges au pouvoir, et d'organiser des élections libres et démocratiques. 
A la suite des accords de paix signés à Paris, il fut donc décidé de placer provisoirement le Cambodge sous mandat de l'ONU.
Contrairement aux craintes de certains observateurs, la majorité de la population cambodgienne des régions contrôlées ne suivit pas l'appel au boycott des élections lancé par les Khmers rouges, et le taux de participation total à ces élections, qui eurent lieu du 23 au 28 mai 1993, fut de 90 % !
A la chute du régime Khmer rouge, Pot Pot partit se réfugier en Thaïlande et dans la jungle cambodgienne où il vécut tranquillement jusqu'à sa mort. Des poches de guérilla Khmer rouge subsitèrent jusqu'à sa mort le 15 avril 1998, officiellement d'une crise cardiaque, mais le doute subsiste quant aux causes exactes de son décès, voire même d'après certains à cette époque quant au décès lui-même, le corps présenté ayant été incinéré en toute hâte, empêchant ainsi l'autopsie réclamée par le gouvernement cambodgien et la communauté internationale. 
Le gouvernement cambodgien a enfin annoncé l'introduction en 2009 dans les manuels scolaires de la période Khmère rouge, qui jusqu'à présent n'y figurait pas du tout.

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